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Mon amoureux est une maison d'automne de Mara Tremblay

Dans le cadre de mon nouveau partenariat avec la maison d’édition Somme toute, je vous partage aujourd’hui mon avis sur le roman Mon amoureux est une maison d’automne de la talentueuse Mara Tremblay. Une charmante petite lecture.

Tout d’abord, j’ai été attirée par le format et le graphisme de leur collection Numéro de série, leur collection de livre de poche. Le reflet de la glace de Geneviève Drolet (ma chronique sera publiée sur Page par Page dès très bientôt), me l’avait fait connaître. J’ai donc tenté le coup avec une autre de leurs œuvres.

On y raconte le récit de Florence, une artiste peintre. Dans la quarantaine, celle-ci est maman de deux petits garçons, ses rayons soleil. À cette même époque, Florence perd sa mère dont elle était très proche. Sa vie s’en voit totalement chamboulée; elle tombe dans une dépression qui n’en finit plus. Les médicaments ne font que très peu effet, ils l’affaiblissent plus qu’ils ne l’aident.

Au travers cette dure période de sa vie, Florence voit plusieurs hommes simultanément. Sa relation avec l’amour est complexe, biaisée, déchirée par une enfance gâchée. Elle jongle parmi les rencontres, les sentiments et les ruptures amoureuses.

C’est tout un fouillis d’émotions organisées que nous offre ici Mara Tremblay. Au seuil de la poésie, son œuvre est artistique, touchante et profondément réaliste. Ce n’est pas parce que l’on a passé la période de l’adolescence que l’on cesse nécessairement de se chercher en tant que personne.

La structure de l’ouvrage est extrêmement intéressante. Le récit n’est pas linéaire; on fait plusieurs retours à l’arrière. Ces retours nous permettent de mieux comprendre le personnage et de s’y attacher. On joue aussi avec la typographie ce qui amène une certaine fluidité à l’histoire. Il arrive que certains courts chapitres soient des rêves, mais on s’abstient de les mettre en contexte. Or, ceux-ci sont tellement loufoques que ce n’est pas réellement nécessaire.

En résumé, je remercie de plus belle les éditions Somme toute pour leur grande générosité à mon égard. Mon amoureux est une maison d’automne fut une magnifique découverte que je recommande à mes lecteurs!

☆☆☆☆
Mon amoureux est une maison d’automne
Mara Tremblay
Numéro de série F-008
Éditions Somme toute (2016)
234 pages
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Il faut prendre plusieurs pauses en faisant la lecture de Naufrage.

Pour reprendre son souffle. Parce que le récit nous entraîne au fond de notre conscience, et comme le personnage principal, on ne peut pas s’accrocher à grand chose.

C’était la première fois que je faisais la lecture d’un roman de Biz (Sébastien Fréchette), membre de Loco Locass, gagnant du prix France-Québec 2015 pour son roman Mort-Terrain (Leméac, 2014). Ayant souvent vu passer le roman Naufrage en bibliothèque, je dois dire qu’il m’intriguait beaucoup. Sur la couverture, on voit des cubicules de bureaux déserts en monochrome gris cendre, comme des alvéoles vides dans une ruche en dormance. La ruche, c’est le ministère où Frédérick évoluait jusqu’au jour où l’austérité frappe, que son poste est muté et qu’il se retrouve à stagner aux archives, dans un sous-sol cafardeux sans fenêtre. Complètement indigné et dégoûté de se retrouver à se morfondre sans travail à accomplir, entouré d’une petite cellule de gens désagréables qui ne font rien de leurs journées, il décide d’enclencher une réaction d’offensive. Jusqu’au jour où un oubli irréparable survient.

La coupure est nette et tranchante à partir de là.  La muraille qui le protège malgré tout, c’est sa vie familiale avec sa femme Marieke et son fils Nestor. Une vie rangée, somme toute banale, mais gorgé de joie de vie naïve et de plaisirs simples. Le rempart s’écroule avec un coup de poing qui balaie tout. On dérive avec Frédérick, on se glisse dans sa peau. On ne peut s’empêcher de faire le lien avec des événements récents de l’actualité. Naufrage est écrit au “je”. Difficile de ne pas ressentir d’empathie pour ce fonctionnaire échoué. Car les malheurs, ça cogne à votre porte sans crier gare. La nature humaine étant ce qu’elle est, les accidents peuvent arriver brusquement et entraîner tout le monde dans l’effondrement. Les thèmes du récit gravitent autour de la culpabilité, de la compassion et du pardon.

Naufrage est un roman concrètement léger, une lecture de seulement 133 pages. Une lecture qui se fait rapidement, presque d’un trait. Le contenu des pages lui, pèse plus lourd sur la conscience. Et si cela nous arrivait ? Est-ce possible de s’en sortir ?

Une lecture que je recommande hors de tout doute, écrite avec brio.

Naufrage
Biz
Éditions Leméac
Montréal, 2016, 134 pages

Stéphanie Fiset

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L'auteure


Megan Deslongchamps est étudiante en Langue française et rédaction professionnelle à l'Université Laval et vise une carrière dans le milieu rédactionnel. Blogueuse depuis plusieurs années et véritable passionnée des mots comme des livres, elle est présentement employée dans les Bibliothèques de Québec. Laissez-vous transporter dans son univers littéraire! Bonne visite!

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